La commune

Territoire et histoire

La commune de Gaillac-d’Aveyron s’étend sur 30 km² autour des berges de l’Aveyron. Elle comprend deux villages et différents hameaux pour une population de 311 habitants (recensement INSEE 2020). À mi-chemin entre Rodez et Millau, Gaillac-d’Aveyron offre un cadre de vie paisible et tournée vers la nature tout en ayant un accès direct à la RN88, axe routier central du département.

Vue de Gaillac-d’Aveyron

Un peu d’histoire…

Des dolmens ou pierres levées, appelés aussi ciborniers, montrent que les origines du village remontent à l’âge du mégalithique, 12 sépultures ont été trouvées. Ces agriculteurs-éleveurs ont laissé des traces d’habitat aux Cayroules, près de Lugans.

Un outillage en silex caractéristique du Mésolithique a même été trouvé à Gaillac-d’Aveyron. À Mézérac, et surtout près de Gaillac, de 1890 à 1894, près de la voie de chemin de fer, une quarantaine de tombes à inhumation gallo-romaines furent mises à jour. Elle se rapportent essentiellement au Bas Empire.
Un tronçon de voie romaine traverse Gaillac d’Aveyron entre Buzeins et Palmas.

En 1771, la paroisse de Galhac (ancien nom) dépendait de l’abbaye de Monestier, diocèse du Puy, ordre de Cluny. La distance de six lieues de Rodez était faite en cinq heures et demie de chemin à cheval.

Vers 1787, la paroisse a 1022 habitants, dont 428 dans le bourg, et 5 moulins.

Moulin de Lugans

Il y a alors 17 villages séparés du bourg. Dans Gaillac-d’Aveyron et Gagnac, il a plus de 400 pauvres dont la moitié d’invalides et autant de mendiants secourus par la paroisse.
Les produits de la dîme représentaient pour Gaillac environ cinquante charretées de céréales et pour Gagnac douze charretées de grains pour environ 800 livres. Une cinquantaine de paires de bœufs sont employés au labour, et pas de terres en friche qui peuvent produire. Nous sommes à la veille de la révolution. Il y avait une foire de la Saint-Jean pour acheter des plants et des cerises et la foire aux cochons le 29 décembre.
Gaillac et Gagnac sont des villages de tisserands de sergettes.

Vers 1860 la population atteint son maximum d’environ 1080 habitants.

Les hameaux de Gaillac

Barbarès : Peut-être ancien prieuré de femmes (Mas de las Morgas en 1281). En 1318, Guy IV de Sévérac voulut, dans son testament, y fonder un monastère qui aurait été donné aux religieuses de Prouille (Aude) ; mais la clause ne fut pas exécutée. En 1662, Louis d’Arpajon donna la métairie à Antoine Barthélemy, viguier de Sévérac ; elle passa au marquis de Prévinquières-Varès.

Favars : Domaine des Favars qui obtinrent en 1419 d’Amaury de Sévérac l’autorisation d’édifier une maison forte. Il passa aux La Garde (1479), aux Garceval (1484), aux Grégoire des Gardies et aux Clausel de Coussergues (1776).

Gagnac : Le prieuré de Saint-André était à la nomination de l’évêque. L’église, dont le chœur roman est pentagonal, a été refaite au XIXème siècle. Au XIVème siècle, la seigneurie appartenait à noble Ramon Jori.

Lissirou : Paroisse de Saint-Pierre-ès-Liens, créée en 1856 par démembrement de celle de Gaillac. Eglise avec petit clocher à une cloche, sur la façade.

Lugans : Beau château dépendant de la vicomté de Millau en 1204, tenu par la famille de Lugans (XIIème-XIVème siècle) puis par les Hérail de Buzareingues (XVème-XVIème siècle) et par les Carcassonne. La bâtisse du XVème siècle fut complétée au XVIIIème siècle par un bel escalier en fer à cheval. Chapelle domestique dédiée à Saint-Pierre.

Mézérac : Ancien siège de justice. Seigneurie de la famille d’Urre (XVIIème-XVIIIème siècle).